Forme non tumorale

Dépression immunitaire.

Celle causée par le FeLV est plus complexe et sévère que celle que l'on rencontre avec le FIV.

On rencontre une atrophie du thymus, une neutropénie, une lymphopénie, une fonction neutrophilique anormale, une diminution du taux de TH et de la quantité de CTL.

Tout chat virémique permanent, qu'il présente ou non des signes cliniques, est immunodéprimé, ce qui diminue la réponse des anticorps.

Anémies.

Elles touchent 45% des chats FeLV+, plus fréquemment les jeunes.

 

→ Anémies non régénératives :

Elles correspondent à 90% des anémies rencontrées. Elles sont généralement dues à une aplasie ou une hypoplasie médullaire causée par la réplication du virus dans les cellules de la moelle osseuse, ou à un phénomène inflammatoire chronique.

Son apparition est progressive, normocytaire et normochrome, et donne un niveau d'hématocrite très bas (10%).

Le FeLV-C peut entrainer ce type d'anémie, de même que l'apparition de lésions d'osteomyelosclerose.

 

→ Anémies régénératives :

17% des anémies provoquées par le FeLV sont hémolytiques, se manifestant par un ictère. Elles peuvent être d'originie auto-immune ou due à une infection secondaire par l'hemobartonellose, l'immunodépression causée par le FeLV permettant une infection par Mycoplasma haemofelis.

3% des anémies sont secondaires à une hémorragie due à une thrombopénie.

Thrombopénie.

44% des chats présentant une thrombopénie sont FeLV+.

Bien que le nombre total des plaquettes soit diminué chez un chat FeLV+, leur volume est généralement augmenté, pouvant approcher la taille des hématies. Ceci peut induire en erreur la mesure de l'hématocrite en l'augmentant, et le comptage des plaquettes en le diminuant.

 

Syndrome « panleucopénie ».

Un syndrome de ce type est souvent décrit. Ses symptômes sont une diarrhée, souvent hémorragique, des vomissements et une leucopénie. Le chat décède généralement dans les 7 jours suivants.

Cliniquement et pathologiquement, rien ne distingue cette affection d'une panleucopénie (typhus) normale. Cependant, le parvovirus responsable de la panleucopénie a été retrouvé dans les entérocytes des chats atteints du syndrome « panleucopénie ». Ce syndrome résulte souvent d'une co-infection par les deux virus.

Dégénérescence des tissus lymphoïdes.

Lors d'une infection par le FeLV, le thymus s'atrophie souvent, ce qui entraine une immunodépression.

Cette particularité est particulièrement préjudiciable pour les chatons, pour qui elle a de graves conséquences sur leur développement et état de santé. C'est la cause principale de la faible longévité des chatons naissant déjà infectés.

Atteinte de l'appareil reproducteur.

Environ 80% des chattes FeLV+ vont présenter des troubles de la reproduction.

On constate des avortements, des résorbtions foetales, des morts-nés, etc...

La chatte peut également présenter une endométrite (inflammation de la muqueuse l'utérus).

 

Neuropathies.

Les symptômes sont divers et peu spécifiques. On observe des ataxies et parésies postérieures qui évoluent vers des paralysies ou une hyperesthésie, une léthargie, des modifications comportementales, un trouble de la désorientation, des vocalisations anormales, une mydriase, une anisocorie, une incontinence urinaire, etc...

Des analyses démontrent la présence d'anomalies du système nerveux, touchant particulièrement la moelle épinière.

Ces affections peuvent être dues soit à l'action directe du FeLV, soit à une co-infection avec Toxoplasma gondii ou le virus de la PIF.

Cependant, les neuropathies sont rares.

Affections oculaires non tumorales.

Le FeLV peut entrainer des uvéites (se traduisant notamment par une iridocyclite), des glaucomes (pouvant apparaître suite à l'accumulation de cellules inflammatoires), des conjonctivites (beaucoup plus présentes chez les chats FeLV+ que chez les chats FeLV-), des affections de la rétine (courantes chez les FeLV+, affections telles que hémorragies rétiniennes, dégénérescence de la rétine, etc...) , même en l'absence de lymphosarcome oculaire.

Tous les chats FeLV+ présentant une atteinte de la rétine sont anémiés.

Troubles cutanés.

Indépendamment des lymphomes cutanés, quelques cas de dermatoses à cellules géantes ont été rapportés.

Les chats atteints présentent des lésions alopéciques, squameuses, croûteuses, vésiculeuses, ulcérées, prurigineuses, touchant principalement la face, les oreilles et le cou, s'étendant parfois aux muqueuses et aux coussinets. Une altération de l'état général (anorexie, perte de poids, léthargie) après l'apparition de ces lésions est également noté.

Glomérulonéphrites et polyarthrites.

La réaction antigène-anticorps provoque la formation d'immuns-complexes. Ceux-ci ont tendance à se déposer dans les reins et les articulations chez les chats FeLV+, ce qui peut ainsi entrainer une polyarthrite chronique et une glomérulonéphrite.

La polyarthrite chronique ne se rencontre que chez les mâles. Les chats touchés par cette polyarthrite sont tous FeSV positifs et FeLV+ à 60%.

La glomérulonéphrite mène à une insuffisance rénale chronique.

 

Atteintes digestives.

Des cas d'entérites chroniques associées à une dégénérescence des cellules de l'épithélium intestinal et une nécrose des cryptes chez les chats où le virus est présent dans les cellules des cryptes intestinales.

Ces atteintes peuvent évoluer vers un état cachectique, du à l'entérite mais aussi à des diarrhées, vomissements, anorexie, etc...

On constate souvent une co-infection avec Salmonella spp., Giardia spp. ou Crypstosporidium spp.

Des pathologies inflammatoires et dégénératives du foie ont aussi été rapportées.

 

Cachexie.

La cachexie est un affaiblissement profond de l'organisme, lié à une dénutrition importante. Ce n'est pas vraiment une maladie en elle-même, mais un symptôme. Elle peut être causée par l'anorexie, les vomissements, la diarrhée chronique. Elle peut également trouver sa source dans l'effet causé par le « facteur de nécrose tumorale ».

Les infections opportunistes secondaires à l'immunodépression.

Elles sont responsables de 80% des décès des chats FeLV+.

Ces infections sont virales, bactériennes, mycosiques ou parasitaires.

On peut ainsi trouver des cas de PIF (péritonite infectieuse féline), typhus, stomatites (du à un calivirus, à une candidose, ou une affection bactérienne), gingivites chroniques, hémobartonellose, cryptococcose, toxoplasmose, des pneumonies, pyothorax, affections respiratoires, abcès récurrents, pyodermites, etc...

L'infection par le FeLV peut exacerber l'action, non pathogène habituellement, de certaines infections, et prédispose à la chronicité de certaines autres (gingivites, stomatites, rhinites).

Certaines affections, telles que les abcès, sont plus difficiles à traiter et sont souvent récidivantes.

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