Forme tumorale

Malgré le fait que le FeLV soit un virus qui a la capacité de rendre cancéreuse les cellules qu'il infecte, et bien que la croyance populaire veuille qu'un chat FeLV+ soit forcément un chat atteint d'un cancer, les maladies tumorales ne sont responsables que de 20% des décès dus au FeLV.

Cette liste des affections sous forme tumorale n'est en rien la liste de tout ce que le chat va se chopper. Il faut bien avoir en tête que ce sont uniquement des possibilités et non des pathologies qui vont toutes arriver.

La forme tumorale se présente soit sous forme de lymphome soit sous forme de leucémie.

Les lymphomes

Un peu moins de 60% des chats présentant un lymphome sont FeLV+.
 
Nous retrouvons plusieurs types de lymphomes :

Lymphome thymique ou médiastinal :

Ce type de lymphome se situe dans la région du thymus. La tumeur envahit progressivement une partie du médiastin (région située dans le thorax), provoquant ainsi des difficultés respiratoires, pouvant s'accompagner d'une cyanose, et un épanchement pleural.
Il touche surtout les jeunes chats de moins de 4 ans, FeLV+ pour la majorité d'entre eux.
 

Lymphome mésentérique ou alimentaire et lymphome rénal :

Ce lymphome touche les parois digestives : intestins, côlon, ganglion mésentérique. Bien que cela reste rare, il peut s'étendre à l'estomac, le foie et les reins.

Il cause des troubles digestifs, tels que vomissements et diarrhée, ainsi qu'une anorexie et une perte de poids.

 

Le lymphome rénal donne généralement une néphromégalie (augmentation anormale du volume des reins), habituellement bilatérale, et une insuffisance rénale lorsque les reins sont bien atteints.

Il peut être associé au lymphome mésentérique, bien qu'il touche essentiellement le système rénal.

 

Ces deux lymphomes touchent principalement les chats âgés. En revanche, la majorité des chats atteints présentent un résultat négatif au FeLV (seul 25 à 30% des chats ayant un lymphome mésentérique sont FeLV+).

 

Lymphome multicentrique :

Ce lymphome généralisé atteint divers tissus lymphoïdes en même temps, et peut s'étendre à la rate, au foie et aux reins. On constate souvent un abattement, une anorexie, une anémie, des atteintes rénales,...
Il peut toucher les chats de tout âge. Environ 80% des chats atteints par ce lymphome sont FeLV+.


Les lymphomes suivants sont rencontrés plus rarement : 

Lymphome Neurologique :

Il peut affecter le cerveau ou la moelle épinière.
Les symptômes sont variés : parésie ou paralysie des membres postérieurs, crises d'épilepsie, ataxie...
Il atteint surtout les jeunes chats. Les chats présentant ce type de lymphome sont souvent FeLV+.
 

Lymphome occulaire :

Ce type de lymphome touche le plus souvent le globe oculaire, les annexes de l'oeil (conjonctive, etc...) et l'orbite.
On constate alors des uvéites antérieures et postérieures, des kératites, des glaucomes.
On retrouve ce lymphome souvent chez les FeLV+.
 

Autres lymphomes :

D'autres parties du corps peuvent être la cible d'un lymphome : la peau, les cavités nasales, la vessie, etc... Chaque cas présente des signes spécifiques. Par exemple, un cas de lymphome cutané rapporte des lésions ulcérées et nodulaires sur la face, les membres et l'abdomen, associées à un état général mauvais, une anémie et une hyperthermie.
 

Même si cette liste peut faire peur au premier abord, il est important de garder en tête que :

_ le chat ne va pas dévellopper tous ces lymphomes. Ce sont uniquement des possibilités.

_ même si le FeLV est un virus qui prédispose aux tumeurs, la forme tumorale n'est responsable que de 20% des décès. Aussi, même si un chat est plus prédisposé qu'un autre, de part sa positivité, à avoir un lymphome,il y'a plus de chances qu'il meure d'autre chose.

_ les lymphomes ne touchent pas que les chats FeLV+. Certes, ils sont plus à même d'en développer certains, mais d'autres touchent également une majorité de FeLV négatifs.

Myélodysplasie et leucémies

Myélodysplasie :

La myélodysplasie est le stade qui précède la leucémie. Elle se traduit par une anémie arégénérative, parfois accompagnée d'une thrombocytopénie et d'une granulocytopénie.

Les symptômes sont vagues et pas toujours significatifs : pâleur des muqueuses, hyperthermie, etc...

Environ 70% des chats FeLV+ sont atteint par la myélodysplasie. 80% des chats atteint de syndrome myélodysplasique sont FeLV+.

 

Leucémies :

On peut distinguer plusieurs types de leucémies, se distinguant par la lignée cellulaire qu'elles touchent. Les leucémies se caractérisent par une prolifération tumorale de divers composants cellulaires (fibroblastes, érythroblastes, myéloblastes,...) dans la partie de la moelle osseuse responsable de la production des cellules composant le sang (globules blancs, globules rouges, plaquettes), s'étendant généralement au sang.

Contrairement aux lymphomes, les leucémies peuvent ne pas se manifester par des signes visibles et significatifs. Leur diagnostique passe essentiellement par des analyses de sang et de la moelle osseuse. Cependant, en cas de signes visibles, biens que ceux-ci ne soient pas spécifiques, on peut noter une léthargie, des muqueuses pâles traduisant une anémie, une perte de poids plutôt rapide, voir des troubles digestifs, respiratoires, neurologiques ou occulaires.

Fibrosarcomes.

Des fibrosarcomes rencontrés chez des jeunes chats FeLV+ ont occasionnellement pu être associé à une infection par le FeSV (Feline Sarcoma Virus, nécessitant une infection par le FeLV pour se répliquer). On observe alors des nodules cutanés ou sous-cutanés, ulcéreux ou nodulaires, se présentant sous forme de lésions cutanées qui ne guérissent pas et récidivent après chirurgie.

Contrairement au fibrosarcome félin, qu'on rencontre habituellement sous forme solitaire et chez des animaux âgés, la plupart des tumeurs provoquées par le FeSV touchent des chats âgés de 1 à 7 ans.

En revanche, les fibrosarcomes uniques ou les sarcomes induits par injection ne semblent liés ni au FeLV ni au FeSV.

 

Ostéochondromes.

Des ostéochondromes ont été décrits chez certains chats FeLV+. Ces productions cartilagineuses peuvent provoquer des compressions des nerfs ou de la moelle épinière, engendrant des signes cliniques proches des hernies discales. Bien qu'ils soient majoritairement bénin, les ostéochondromes peuvent être très graves de part leur localisation.

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