Méthodes de références

Pour le FIV, la méthode de référence incontestée est le Western Blot.

Dans le cas du FeLV, nous avons l'immunofluorescence indirecte, considérée comme méthode de référence bien que très peu utilisée et moins sensible que l'isolement viral,  et l'isolement viral, considéré comme le gold standard en matière de test FeLV. C'est d'ailleurs cette méthode qui sera utilisée, notamment pour tester la sensibilité et la spécificité des test rapides.

Immunofluorescence indirecte (IFI)

On peut retrouver cette méthode sous le nom de IFA pour Indirect ImmunoFluorescence Assay.

 

Il s'agit de la première méthode de détection de l'antigène p27 qui fut développée, en 1973.

Cette méthode recherche la protéine p27 dans les cellules du sang, la p27 étant décelée dans les neutrophiles et les plaquettes chez 98% des chats infectés.

Son principe est similaire à la méthode ELISA, avec quelques petites différences. On applique un anticorps spécifique couplé à un anti-anticops marqué à la fluorescéine sur un échantillon de sang étalé sur une phase solide et fixé à l'acétone. Si la p27 est présente, une lumière fluorescente se produit, tandis que les cellules saines apparaissent en rouge.

 

L'IFI est plus fiable que l'ELISA à un certain niveau. En effet, l'ELISA ne permet pas de distinguer une virémie transitoire et une virémie permanente. L'IFI, en revanche, permet de détecter uniquement les chats infectés de façon permanente.

En revanche, l'ELISA peut donner un résultat positif alors que l'IFI donnera un résultat négatif si le test est effectué à un stade précoce de l'infection. Pour que l'IFI donne un résultat positif, il faut que les lymphocytes et plaquettes contenant le fameux antigène p27 soient libéré dans le sang, ce qui suppose une infection de la moelle osseuse. De ce fait, tant que l'antigène p27 n'a pas infecté la moelle osseuse, et que celle-ci n'a pas encore libéré les lymphocytes et plaquettes infectés, l'IFI ne peut pas détecter la présence de l'antigène p27 et donc donner un résultat positif. Alors que l'ELISA détectera la présence d'antigènes libres circulant dans le sang.

Ainsi, les méthodes IFI et ELISA peuvent être considérées comme complémentaires. Un test ELISA positif indiquera une infection par le FeLV, et un test IFI positif indiquera le caractère permanent de cette infection.

 

Dans certains cas, l'IFI peut donner des faux positifs :

_ lorsque l'infection est trop récente pour avoir infecté la moelle osseuse (l'IFI ne devient positive que lorsque la moelle osseuse est infectée et qu'elle commence à lâcher dans le sang des leucocytes porteurs de l'antigène p27)

_ en cas de leucopénie

_ etc...

 

L'IFI est une méthode de référence. Cependant, elle est est très peu utilisée, nécessitant des moyens importants (personnel qualifié et matériel couteux). De ce fait, elle ne peut pas être utilisée en test de routine chez le vétérinaire, se pratiquant uniquement en laboratoire.

Sa sensibilité est également moindre par rapport à une autre méthode de référence : l'isolement viral.

L'isolement viral.

L'isolement viral est une méthode de référence dans la détection de l'infection.

Elle utilise deux méthodes :

 

    L'isolement viral sur culture cellulaire QN10.

    L'isolement viral se fait généralement à partir de sang ou de salive, principale source de transmission du virus.

    Le provirus du virus du sarcome murin de Maloney est introduit dans des fibroblastes félins. Si le virus du FeLV est présent dans le prélèvement, il va se répliquer et libérer le virus sarcomatogène, ce qui entrainera la transformation et la prolifération des fibroblastes.

    Cette méthode présente une sensibilité et une spécificité très bonnes. Cependant, en raison des difficultés logistiques, elle n'est plus employée en test de routine.

     

    L'isolement viral sur culture cellulaire de moelle osseuse.

    Cette méthode utilise les cellules de la moelle osseuse. Ces cellules sont cultivées in vitro, en présence de corticoïdes et de macrophages de chatons, afin de détourner leur réponse immunitaire. Ce détournement permet au virus du FeLV, s'il est présent, de se développer, la réponse immunitaire étant occupée à batailler ailleurs.

    C'est l'une des rares méthodes à pouvoir détecter la présence du virus latent dans les cellules de la moelle osseuse, ce qui permet de dépister les chats infectés latents.

    Cependant, elle n'est pas utilisable en routine. En effet, elle nécessite de nombreux prélèvements de moelle osseuse, et se réalise sur une période d'un mois environ. Elle est donc réservée aux laboratoires spécialisés.

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