Le Western Blot

Le Western Blot est considéré comme le « gold standard » en matière de tests de dépistage du FIV.

C'est le test le plus sûr pour obtenir un résultat fiable. Seulement, sa pratique prend beaucoup plus de temps, et le prix est plus élevé. Il est alors surtout utiliser pour confirmer un résultat positif ou douteux.

 

Ce test permet de détecter les anticorps spécifiques des différentes protéines du FIV dans un échantillon (sang, sérum, etc...).

Une réaction à plusieurs protéines virales sera considérée comme un résultat positif.

 

Copié-collé d'un texte qui explique très bien le principe du Western Blot.

Ce texte est tiré de ce site : http://georges.dolisi.free.fr/Physiopathologie/sida_prevention.htm

Ce texte l'explique dans son application pour la détection du HIV, mais le principe est le même pour le FIV, ce sont juste les cibles qui changent.

 

Le Western blot

Que signifie cette expression ? C'est un M. SOUTHERN qui a mis au point le Southern blot, test pour l'ADN. Western n'est ici qu'un jeu de mot par rapport à Southern. Quant à blot, ce mot vient de l'anglais blotter (buvard) et signifie empreinte (obtenue par aspiration capillaire). En effet, une phase du Western blot consiste à faire passer les protéines d'un premier gel qui a servi à les séparer, dans une membrane en nitrocellulose - voir ci-dessous.

PRINCIPE : Le Western blot est un test de laboratoire qui permet de rechercher dans le sérum sanguin des protéines antigéniques et en particulier des protéines virales avant que les anticorps ne soient apparus, mais aussi, dans un délai égal ou supérieur à 4 semaines suivant la contamination, des anticorps dirigés contre ces protéines (il faut en effet environ 4 semaines pour que l'on trouve les premières traces d'anticorps dans le sang des malades). Il sert également de confirmation lorsque le test ELISA est positif, même partiellement. Dans ce cas, ce sont les anticorps anti-VIH produits par le patient qui sont recherchés.


1ère étape : Les protéines (antigènes) présentes dans le sérum du patient sont séparées sur un gel SDS-PAGE (Sodium Dodécylsulfate-PolyAcrylamide Gel Electrophoresis) par électrophorèse, c'est-à-dire que le gel est placé dans un champ électrique. On procède d'abord à une concentration, puis à une séparation des protéines. Celles-ci étant rendues électronégatives par le SDS se sépareront en fonction de leur masse molaire et non pas en fonction de leur charge électrique, d'autant plus loin de la ligne de départ que leur masse molaire est faible.

 

2ème étape : C'est le blot, qui va faire passer les protéines antigènes séparées, du SDS-PAGE vers une membrane de nitrocellulose, plus intéressante pour la mise en évidence des protéines virales recherchées.

 

3ème étape : Des anticorps fabriqués en laboratoire, spécifiques des protéines recherchées, auxquels on a préalablement accroché des enzymes ou des radiomarqueurs, sont déposés sur la membrane de nitrocellulose par arrosage ou immersion. Ils se fixent sur les protéines dont ils sont spécifiques, puis on procède à un rinçage pour éliminer les anticorps qui ne se sont pas fixés. On recommence la même opération avec des anticorps marqués (auxquels on a accroché une enzyme facile à mettre en évidence) qui vont se fixer, s'ils existent, aux premiers anticorps. Puis on les met en évidence par coloration enzymatique ou autoradiographie. Le test est négatif si on n'observe rien, c'est-à-dire s'il n'y avait aucune protéine du VIH dans le sérum du patient.

 

Un exemple de Western Blot :

 

La bande A (témoin négatif) est le diluant.

La bande B appartient à un chat sain et sert de témoin négatif.

Les bandes C et D appartiennent à des chats infectés, et servent donc de témoins positifs.

La bande E appartient à un chat positif (réaction à plusieurs protéines virales, donc résultat positif).


 

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